Bernard Shaw - Mrs Patrick Campbell - Correspondance

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Référence : 06496
Bernard Shaw   Mrs Patrick Campbell   Correspondance
Bernard Shaw   Mrs Patrick Campbell   Correspondance

Auteur : Patrick Campbell

Auteur : Cocteau Jean

Préface

Traduit par : Bloch-Michel Jean

Editions : Calmann - Lévy

10/1961

Première parution dans la collection

Informations complémentaires

Type de couverture

Broché

Nombre de pages

310

Dimensions

14 x 21.5 x 2.3 cm

Poids

350 gr

Etat

08/10

Remarques sur l'ouvrage

Petite rousseurs sur le bas du premier plat, dos croqué, exemplaire non coupé

Resumé - Extrait

VOICI un roman par lettres. Ce qui est ailleurs un procédé littéraire, aujourd'hui bien démodé, est ici le reflet de la réalité même: c'est-à-dire qu'il s'agit de vraies lettres, mais aussi d'un vrai roman.

Quand l'illustre dramaturge Bernard Shaw rencontra la célèbre actrice Béatrice Campbell, le sort décida que cette rencontre ne serait pas infructueuse. Shaw tomba amoureux et il fit jouer « Pygmalion » à celle qu'il aimait. Béatrice ne fut peut-être pas insensible, mais elle s'aperçut assez vite que Shaw vivait son amour en rêve, ce qui n'était pas le lieu où elle désirait voir se jouer sa vie amoureuse. Il s'ensuivit qu'elle épousa M. Cornwallis-West, et que Shaw en conçut une fureur, puis une amertume qui ne s apaisèrent jamais.

Pendant trente ans, ils s écrivirent, s'aimèrent, se haïrent, se disputèrent, s'injurièrent, incapables, l'un comme l'autre, de se priver de l'admirable partenaire que chacun avait découvert en l'autre. Mais tandis que Bernard Shaw voyait grandir sa gloire et sa fortune, la belle actrice devenait une vieille dame, chassée des studios et des scènes, menant une vie de plus en plus misérable et solitaire. Quand elle se tourna enfin vers celui qui avait prétendu l'aimer, pour lui demander quelque secours, Shaw trouva, à le lui refuser, le plaisir le plus subtil qu'elle lui eût jamais procuré: enfin il se vengeait de l'avoir aimée, qu'un autre lui eût été préféré, et, surtout peut-être, d'avoir été trop bien compris.

Cette correspondance — dont on a tiré la pièce « Cher Menteur » — est d'abord un extraordinaire document sur le théâtre au début de ce siècle. Mais c'est aussi l'histoire passionnante d'un amour impossible, puis d'une amitié — ou d'une haine, on ne sait pas très bien — vécue et exprimée par un homme et une femme que leur caractère et leur talent mettaient, ce qui est rare, à la hauteur de leur propre aventure.



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