Fabrication de la pénicilline

Prix: 25 €
Référence : 13008
Fabrication de la pénicilline
Fabrication de la pénicilline

Auteur : Broch P

Auteur : Kerharo J

Auteur : Nétik J

Editions : Vigot

04/1946

Informations complémentaires

Genre

Type de couverture

Broché

Nombre de pages

176

Dimensions

16 x 24.5 x 0.8 cm

Poids

220 gr

Etat

09/10

Remarques sur l'ouvrage

Papier légèrement jauni

Resumé - Extrait

Il y a un an, les ressources en Pénicilline étaient limitées aux seules attributions que nos Alliés Américains avaient consenties en faveur des unités, figurant au plan de réarmement d'Anfa. Seul, le Service de Santé des grandes unités en opération étaient pourvues et recom­plétées en pénicilline. Aucune allocation en pénicilline n'était prévue pour les hôpitaux de l'intérieur où, pourtant, étaient évacués, pour y être traités, les blessés du front.

Sans doute, nos Alliés Britanniques et Américains se montraient compréhensifs et généreux et les chirurgiens étaient assurés de trouver auprès d'eux une aide précieuse. Il était gênant, toutefois, de faire appel, ainsi, sur le plan de l'amitié, à la générosité de nos Alliés, bien que, toujours de très bonne grâce, ils n'hésitassent jamais à se dépouiller pour nos blessés de leur propre pénicilline.

C'est alors qu'un certain jour d'octobre 1944, le Médecin-Capitaine Broch vint me proposer de créer un centre militaire de fabrication de pénicilline... je lui demandais 48 heures de réflexion!

Tout bien considéré, prenant sur moi les risques d'une telle entreprise, je faisais part de mes projets à M. le Gouverneur Félix, le clairvoyant et actif Directeur du Cabinet Civil du Ministre de la Guerre, qui abonda dans mes vues. M. Diethelm, Ministre de la Guerre, à son tour saisi de la question, n'hésita pas davantage à accepter la demande de crédit nécessaire... et je pouvais donner au Médecin-Capitaine Broch l'ordre de se mettre au travail.

J'avais pris là une bien lourde responsabilité!

I1 est vrai que je connaissais Broch. Il avait fait partie, avec les Bongars de Vaudeleau, les Fingerhut, les Grùmbach, les Bouchet, de cette équipe qui, de 1940 à 1945, avait fait de l'Hôpital Saint-Gabriel, dont j'étais Médecin-Chef, un bastion de la Résistance Médicale.

Désigné pour aller relever un médecin prisonnier en Allemagne, il avait fait preuve d'une inlassable ténacité pour passer en Espagne. Il avait rejoint, après un séjour en prison, l'Afrique du Nord, pour servir au Bataillon Médical de la Division Leclerc...



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