Grand canal

Prix: 10 €
Référence : 13012
Grand canal
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Editions : Gallimard

17/08/1973

Edition originale

Collections :

Informations complémentaires

Genre

Type de couverture

Broché + Jaquette

Nombre de pages

299

Dimensions

14 x 20.5 x 2.1 cm

Poids

340 gr

Etat

09/10

Remarques sur l'ouvrage

Etat d'usage, jaquette légèrement sale

Resumé - Extrait

J'ai rejoint François à l'avant, sous la pluie. La vedette a pris de la vitesse. François s'est avancé encore. Debout, statufié, figure de proue.

On soulevait d'énormes vagues dans la lagune. On dépassait des embarcations plus légères, on les secouait. Je trouvais pourtant qu'on n'allait pas assez vite. Je maudissais cette pluie qui me cachait Venise, peut-être toute proche.

Edouard frappait à la vitre qui sépare le pont de l'habitacle, me faisait signe d'entrer. L'eau m'aveuglait. Je distinguais à peine son visage tout blanc, attristé, sa bouche qui devait articuler quelque chose comme «tu vas prendre froid»...

Oui, c'est sous la pluie que moi, Geneviève Dieulefit, j'ai découvert Venise, avec mes habituels compagnons de voyage: mon frère François, et Edouard, mon professeur à l'université de Villevieille, et du même coup mon amant.

Mais un jour, François m'a faussé compagnie, a disparu, est parti vivre sa vie, dans Venise ou ailleurs, sans laisser d'adresse. Jusque-là, nous ne nous étions jamais quittés. Nous habitions ensemble. Nous ne nous cachions rien. Alors, pourquoi.

Je me suis consacrée à sa recherche. J'ai rendu Edouard à ses étudiants, et Villevieille à son sommeil de province française — le sommeil de ma vie passée. A Venise, on voulait m'aider à retrouver François. C'est devenu le grand jeu de la société vénitienne, qui m'a adoptée.

J'avais vingt-deux ans, et j'ai eu l'impression de commencer à vivre. J'aimais tout le monde, hôteliers, cinéastes, obsédés des deux sexes, écrivains, bateliers, acteurs... J'aimais la lagune et les îles. J'aimais surtout Vera, qui m'hébergeait dans son palais. Privée de François, je me laissais transformer par Venise. Qui aurait   reconnu   l'étudiante   morose ?

Qu'allais-je faire, en apprenant que mon cher frère faisait de la musique à Rome, dans un groupe «pop» ? Prendre l'avion d'abord, aller là-bas. Il fallait bien que je retrouve François, non ? Mais il paraît qu'on revient toujours à Venise...



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