L'art amoureux des Indes

Prix: 10 €
Référence : 07210
L art amoureux des Indes
L art amoureux des Indes

Auteur : Fouchet Max-Pol

Editions : La guilde du livre

30/05/1957

Edition originale

Informations complémentaires

Genre

Art

Type de couverture

Cartonné + Jaquette

Nombre de pages

97

Dimensions

22.5 x 28.5 x 1.2 cm

Poids

600 gr

Etat

09/10

Remarques sur l'ouvrage

Exemplaire numéroté 7583

Resumé - Extrait

Dès qu'il eut foudroyé le Titan qui tenait captives en ses entrailles les eaux de la terre, Indra, le roi des dieux, au chant des pluies et des rivières libérées, regagna la cime du Mont-Central, mais il ne vit plus que ruines et cendres où jadis s'élevait sa demeure. Alors il appelle Vishvakarman, dieu des travaux et des arts, et lui demande de reconstruire un palais digne de son pouvoir. L'Architecte se met à l'œuvre. Tours, bâtiments et jardins s'unissent parmi lacs et bois. Indra presse le constructeur. Chaque jour il réclame quelque merveille neuve à joindre aux autres. Il exige toujours plus de beautés, des murailles plus impérieuses, des pavillons plus ornés, des statues plus nombreuses et plus habiles. Telle est son ardeur qu'elle semble délire. Vishvakar­man, épuisé de travaux, impuissant à satisfaire l'insatiable, décide de se plaindre au Créateur du monde. Brahman le reçoit, l'écoute, l'approuve et plaide sa cause auprès de Vishnou, l'Etre suprême. Vishvakarman sera secouru.

Un jeune brahmine se présente bientôt au palais du Roi, demandant audience. Indra, séduit par la clarté de ses yeux, la lui accorde. « O Roi, dit le messager, ton palais sera le plus beau.» A ces mots, Indra, flatté dans sa folie, se réjouit. L'envoyé de Vishnou poursuit : « Ce sera le plus beau des palais que les Indras qui furent avant toi essayèrent de construire.» Le roi s'inquiète soudain : « Veux-tu dire qu'il y eut d'autres Indras, d'autres Vishvakarmans avant nous, d'autres palais avant le mien. » « Certes, répond l'enfant, et il ajoute : Je les ai vus. J'ai vu d'ailleurs le monde naître et disparaître, renaître et de nouveau disparaître, comme la carapace d'une tortue sortir de l'océan Infini et s'y résorber. Je fus à l'aube comme au crépuscule des Cycles, si nombreux qu'on ne les pourrait dénombrer, pas davantage que je ne saurais compter les Indras et les Vishvakar­mans, même les Vishnous et les Brahmans qui se succèdent sans fin.»



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