Le juge assassin

Prix: 10 €
Référence : 03709
Le juge assassin
Le juge assassin

Editions : André Martel

08/02/1954

Edition originale

Informations complémentaires

Genre

Type de couverture

Broché + Jaquette

Nombre de pages

205

Dimensions

13 x 20 x 1.8 cm

Poids

200 gr

Etat

08/10

Remarques sur l'ouvrage

Bords de jaquette légèrement élimés, l'ouvrage est massicoté.

Resumé - Extrait

Il est évident que le seul magistrat absolu qui existe encore à notre époque est le juge d'instruction. Et il est évident qu'il faut qu'il en soit ainsi. Car, il serait déplorable que le juge d'instruction ne jouisse pas d'une indépendance totale sans contrôle d'aucune sorte, puisque c'est lui qui est, en somme, chargé dedécouvrir les criminels et par conséquent de sauvegarder la société contre le crime.

Il serait certainement déplorable que des influences politiques ou sociales puissent s'interposer entre la justice et le justiciable. Et le mieux est évidemment que la société s'en remette à la conscience d'un homme à la fois impartial et intelligent. Les juges d'instruction donnent toutes les garanties qu'il faut en l'occurrence.

Il peut cependant y avoir des exceptions. Très rares assurément. C'est le récit d'une de ces exceptions que l'auteur a cru devoir mettre sous les yeux du public.

Toutefois l'auteur, qui n'est nullement un pessimiste et qui fut toujours persuadé que les honnêtes gens sont une immense majorité parmi les individus de l'espèce humaine, a pris soin, dans son livre, d'opposer plusieurs commissaires et inspecteurs de police qui sont au contraire des gens irréprochables et de leur adjoindre un trio hétéroclite, — un simple matelot, une gentille théâtreuse et une fillette tout près de sa première communion, — lequel trio rivalise de loyauté, d'honnêteté et d'hon­neur. Le mauvais juge n'en tuera pas moins un innocent à force de le terrifier, sans rime ni raison. Mais il sera puni, sans néanmoins que la responsabilité de ce châtiment puisse incomber à personne.

Bref, l'histoire est irréprochablement morale. Elle n'en est pas moins à peu près véridique, puisque le sujet en a été fourni par un simple fait divers. Et, certainement il est assez rare que les faits divers, tels que la presse quotidienne nous en offre une ample mois­son, soient de nature à nous élever l'âme. Mais, il convient de le répéter, notre société actuelle, dont il est d'usage de médire abondamment, n'en comporte pas moins une immense majorité de fort honnêtes gens. Et quand le hasard nous oblige de découvrir une de ces exceptions que sont les véritables criminels on peut et on doit découvrir des gens sans reproches et même parfois sans peur dont la presse quotidienne s'occupe très peu. Ce en quoi elle a tort.



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