Le traître

Prix: 8 €
Référence : 03170
Le traitre
Le traitre

Editions : André Martel

18/12/1952

Edition originale

Collections :

Informations complémentaires

Genre

Type de couverture

Cartonné + Jaquette

Nombre de pages

304

Dimensions

13 x 19.5 x 2.3 cm

Poids

270 gr

Etat

08/10

Remarques sur l'ouvrage

Petits coups sur la jaquette, papier légèrement jauni.

Resumé - Extrait

Cette épithète-là, jadis, s'appliquait exclusivement aux hommes qui avaient trahi leurs princes ou leur patrie. Ainsi le Chevalier Bayard, blessé à mort, reprochait au Connétable de Bourbon d'avoir trahi François Ier et la France. Cela était net et sans ambiguïté. Il va de soi que la trahison se payait au traître. De nos jours on appelle traître toute personne qui diffère d'opinion avec le parti au pouvoir. Même si le prétendu traître n'a rien gagné et ne pouvait rien espérer gagner, ni argent, ni quoi que ce soit à sa prétendue trahison.

Mettre en scène un traître de cette-nouvelle formule était délicat ; l'auteur ne pouvait situer son roman en France et au XXe siècle, sans risquer de soulever beaucoup de passions. Tel n'était pas son but. Il lui fallait donc dépayser le sujet si l'on peut dire, dans le temps et dans l'espace.

Ce pourquoi Le Traître semble à première vue un roman d'anticipation : l'action s'en passe en effet dans un avenir assez lointain, à deux ou trois siècles au delà du nôtre. Et aussi hors de France. L'auteur a supposé que la guerre a fini par éclater entre l'Est et l'Ouest ; que l'ouest a été vaincu et conquis ; que les Soviets ont occupé toute l'Europe occidentale, et particulièrement la Grande-Bretagne ; qu'ils ont cependant pour raisons politiques, laissé subsister un fragment de celle-ci en Ecosse, mais sans marine, sans accès à la mer, sans commerce, sans industrie.

C'est donc à Edimbourg que Le Traître, Sir James Garnwall, qui est en réalité le plus patriote des Anglais, a accepté, pour éviter à son pays d'effroyables massacres, d'être le chef de ce fantôme de gouvernement. Et naturellement la quasi totalité des Anglais, le jugeant sur l'apparence, taxe sa conduite de trahison.

Comment, grâce à son habileté politique, et feignant en effet de trahir son Roi et son pays, Garn­wall maintiendra ce vestige d'Angleterre debout ; comment le système soviétique finira par s'effondrer tant en Chine qu'en Russie, non pas par intervention étrangère, mais par l'exaspération progressive des peuples asservis, le peuple chinois et le peuple russe les premiers. Quelle part Garnwall aura dans toute l'affaire, quoique pris entre les serments qu'il a dû prêter et les résultats qu'il veut patriotiquement atteindre,



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