Sienne et la peinture siennoise

Prix: 10 €
Référence : 08384
Sienne et la peinture siennoise
Sienne et la peinture siennoise

Editions : Arthaud

31/12/1955

Edition originale

Informations complémentaires

Illustré par :

Type de couverture

Cartonné + Jaquette

Nombre de pages

82

Dimensions

17.5 x 23 x 2.7 cm

Poids

730 gr

Etat

08/10

Remarques sur l'ouvrage

Complet de la carte, état d'usage, couverture légèrement sale, nombreuses photos et illustrations n&b

Resumé - Extrait

AVANT-PROPOS

J'ai voulu imiter les vieux peintres de Sienne, mon ami Sano di Pietro, par exemple, qui n'est pas, à coup sûr, le plus grand d'entre eux, mais le plus vif, le plus disert, et qui n'a pas son pareil pour conter, en bon Siennois, les histoires. Lorsque sur un panneau, sur une des tablettes de la Biccherna que l'on ne trouve qu'à Sienne, ils veulent donner de leur cité une représentation résumée, ils font surgir, par-dessus les murs d'une enceinte, la Torre del Mangia, qui s'épanouit dans le ciel et la « balzana », la rayure horizontale, blanche et noire, de la cathédrale. La coutume ne s'est point perdue et je l'ai vue toujours vivante, grâce à un barbouilleur, chez les habitants de la contrade du « Mouton », un soir qu'ils célébraient par une illumination leur victoire au Palio. Je suis donc allé d'abord tout droit au cœur de Sienne, à cette Torre del Mangia, qui est la tour du Palais Public où se sont déroulés tous les événements de l'histoire municipale de la cité, à cette cathédrale qui témoigne de ses élans mystiques. Et, parce que je suis un moderne, mais seulement pour cela, j'y ai joint le musée, puisque notre temps ne sait plus sauvegarder l'art d'un pays qu'en l'arrachant aux lieux où il devrait être pour l'enfermer dans des salles qu'heureusement il charge de poésie.

Ensuite, traçant un cercle autour de ce centre, j'ai parcouru les quartiers de la ville, rencontrant ses familles nobles et turbulentes dans les palais qui portent encore leurs noms, et ses saints dans les églises où ils venaient prier: Catherine à San Domenico, Bernardin à San Francesco.

Elargissant encore le cercle, j'ai erré dans le « contado » siennois, dans la campagne âprement disputée entre la République et ses voisins, choisissant ici une cité, là un monastère. Ma promenade m'a entraîné jusqu'au bord du Trasimène, jusqu'à Montepulciano qui fut pour Sienne l'objet de luttes épuisantes, jusqu'à la secrète Chiusi où les morts font la loi aux vivants. Si riche était le butin qu'il fallait nécessairement choisir. A ceux qui me reprocheraient mon choix je puis répondre qu'il a été fait avec amour.



Vous appréciez ce livre ?