Un certain chevalier de Fréminville 1787 - 1848

Prix: 10 €
Référence : 09306
Un certain chevalier de Fréminville 1787   1848
Un certain chevalier de Fréminville 1787   1848

Auteur : Merrien Jean

09/10/1970

Edition originale

Informations complémentaires

Genre

Type de couverture

Broché à rabats

Nombre de pages

286

Dimensions

15 x 21 x 2.4 cm

Poids

410 gr

Etat

09/10

Resumé - Extrait

Si la « Chevalière » d'Eon se vêtit en femme, ce fut pour faciliter l'accomplissement de délicates missions diplomatiques; le Chevalier C. P. de Fréminville,   lui,   s'adonna à cette bizarrerie — dont il fera l'éloge en un étonnant libelle — sans que ses mœurs aient rien de douteux, pour faire renaître en lui-même une jeune créole adorée  platoniquement, plus romantique qu'aucune héroïne de fiction, morte de l'excès de ce romantisme. Les autres facettes de ce personnage ne sont pas moins passionnantes : marin d'État-Major à 14 ans, il livre contre Nelson lui-même, au premier camp de Boulogne (1801), son premier combat, dont il laisse le récit, ainsi que des vers d'adolescent fort précieux sur la condition de marin. A quinze ans, il fait partie de l'expédition de Saint-Domingue où la fièvre jaune ne l'épargne que de justesse. Fait Enseigne par le Premier-Consul-Empereur en personne au second camp de Boulogne (1804), il accomplit, toujours naturalisant (ce qui le fait nommer M. Coquille ou M. Papillon par les jeunes filles), de nombreuses campagnes, en Islande, en Russie où le passionnent les reliques des Chevaliers Teutoniques, en la pittoresque Afrique des rois nègres, puis de nouveau aux Antilles, où il rencontre Caroline...

A trois reprises, il participe ardemment aux Petites Chouan­neries, ce qui lui fait découvrir sa patrie d'élection, la Bretagne. Templier de l'Ordre secret, dignitaire Maçon du rite écossais, il se montre sous la Restauration si ardent légiti­miste... qu'il dresse contre lui les ministères. Il brise sa car­rière en refusant serment à Louis-Philippe — grâce à quoi il devient le premier et le plus célèbre « antiquaire » (archéologue) de la Bretagne, et son historien.

Jean Merrien — qui, à l'état-civil, porte le même nom que lui, étant son arrière-petit-neveu — présente, avec sa verve habituelle, les textes introuvables du Chevalier, dont l'ESSAI SUR L'INFLUENCE DU COSTUME FÉMININ, ainsi que le principal des Mémoires-Journaux inédits. Cette œuvre... de deux Fréminville écrivains séparés par plus d'un siècle ne saurait laisser indifférents ni les curieux de la marine à voile (et des découvertes naturalistes!), ni les amoureux du romantisme, ni ceux de la Bretagne.



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